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Kiné - Prise en charge d'un patient atteint d'une hernie discale

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Ce sont des pathologies très fréquentes que l’on voit surtout chez l’adulte jeune en pleine activité professionnelle.

C’est un des plus grands pourvoyeurs d’accident du travail. On commence à voir de plus en plus de hernies discales chez les personnes assises devant un bureau ou un écran d’ordinateur, personnes qui auront des problèmes lombaires, cervicaux et oculaires.

On rencontre aussi des hernies discales chez les personnes âgées ayant des problèmes de train porteur, les empêchant de se baisser à l’aide de leurs jambes.

Avec l’âge, on trouve également des canaux lombaires étroits dus le plus souvent à un rétrécissement du trou de conjugaison, entraînant une diminution de diamètre de ce dernier : on aura alors une compression de la racine en question.

Toutes les hernies discales lombaires ont un passé lombalgique.

Les étages les plus souvent touchés sont dans l’ordre : L’espace L4 L5, puis L5 S1, puis L3 L4.

 

I. LA PHASE POST-OPERATOIRE.

 

C’est la phase où le sujet se trouve à l’hôpital, où il y reste en moyenne 2 jours.

Cette phase correspond au 1er levé.

1. Les buts.

  • Expliquer au patient ce qu’il a eu et ce qu’on lui a fait. L’intervention au niveau lombaire est très anxiogène car on ne voit pas la cicatrice, c’est le lieu renfermant la moelle épinière et c’est une région tabou.

En post opératoire, ces gens ont peur de bouger leur dos. Ils marchent alors comme des robots : plus de dissociation des ceintures. Ils font souvent de petits pas avec peu de pas postérieur car cela solliciterait trop la région lombaire.

  • Apprentissage des premiers levés :
  • Ajuster le lit à la hauteur du bassin.
  • Se coucher en faisant une bascule autour des coxo-fémorales, en DV, jambes coté atteint restant dans le prolongement du tronc. On se couche toujours du coté atteint (jambe douloureuse).
  • On amortit avec les MS. La jambe douloureuse venant se positionner sur le lit.
  • Ramener l’autre jambe.
  • Passer du DV au DD, en gardant les ceintures parallèles.
  • Pour se lever, on fait le chemin inverse.

Il existe une 2ème solution lorsque la position assise est autorisée :

  • Positionner le sujet assis en bord de lit
  • Pivoter en bloc sur le coté en gardant les 2 ceintures parallèles.
  • Réception sur le coté en amortissant à l’aide des MS.
  • Passer en DD.
  • Pour se lever, se mettre en DD et passer les pieds hors du lit afin de retrouver la position assise en bord de lit. Bien faire attention à garder les ceintures parallèles.
  • On se lève sur un temps expiratoire en poussant sur les bras.

2. Les moyens.

a. Antalgiques.

  • Massage des MI.
  • Electrothérapie à basse fréquence antalgique.
  • Utilisation des US sur les contractures et les zones douloureuses.
  • Thermothérapie.

b. Apprentissage des positions de repos au lit.

Trouver des positions favorisant le maintien du rachis lombaire en position antalgique :

  • Soit on s’allonge en chien de fusil.
  • Soit en DD, jambes très légèrement au crochet pour éviter la rétroversion de bassin.
  • Soit en DD, avec une jambe allongée et l’autre fléchie.

c. Apprentissage des 1ers levés. 

Il se fait généralement dès le lendemain de l’opération.

d. Travail du train porteur. 

On le commence par :

  • La marche.
  • Techniques d’accroupissement, buste droit, en triple flexion. Décoller les talons pour éviter une rétroversion de bassin.

e.  Synergie thoraco-abdominale.

On la sollicite par des exercices de respiration.

f. Ergonomie. 

C’est dans cette phase où on commence à apprendre les 1ers gestes d’ergonomie débutante :

  • Comment se laver les dents devant le lavabo en fente avant avec appui sur un bras ou en triple flexion en appui sur les avant-bras.
  • Savoir faire les gestes de base :
  • Triple flexion.
  • Chevalier servant (jambe avant la plus forte).
  • Technique du balancier (on prend appui sur la bonne jambe).
  • Travail de fentes avants, arrières et latérales.

 

La position est adoptée en général vers le 5e, 6e jour, mais cela dépend du chirurgien. Le 5e jour, c’est de l’assis/debout pour éviter toute rétroversion de bassin et éviter de recréer un conflit radiculaire.

On augmente progressivement le temps de la position assise. Très souvent, les sujets ont des douleurs en position assise au niveau des fesses, dues au sciatique toujours enflammé et qui est écrasé entre ischions et chaise. Il suffit de se lever et de marcher pour calmer la douleur.

Quand ils vont s’asseoir sur une chaise, les sujets ne doivent jamais être assis à 90° sur une chaise car on a 70° de flexion de hanche, 20° de rétroversion et une flexion lombaire, ce qui entraîne une hyperpression postérieure au niveau du disque (bâillement, le nucleus fuit vers l’arrière).

Quand ces sujets vont s’asseoir sur une chaise, il faut qu’ils le fassent avec les genoux plus bas que les hanches.

Par contre, en position de détente, ils peuvent se mettre à l’arrière du fauteuil, fesses légèrement glissées vers l’avant, avec un coussin en lombaire.

La position idéale est une angulation tronc/cuisse de 110°.

La suite prochainement ... 

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